Les marchés canadiens des propriétés récréatives divergent, malgré des hausses de prix et de volumes de ventes sur une majorité d’entre eux

Les tendances des marchés des régions du Grand Toronto et du Grand Vancouver s’immiscent dans les marchés des propriétés récréatives de l’Ontario et de la Colombie-Britannique 

L’Alberta affiche les prix moyens les plus élevés pour des propriétés récréatives, dû à la pénurie d’offre et à la demande croissante entourant les principaux centres urbains

BC_SunshineCoast_Rec_ReportTORONTO, le 20 juin 2017 – Selon le Rapport 2017 de Royal LePage sur le marché immobilier récréatif canadien publié aujourd’hui, la majorité des marchés récréatifs canadiens ont enregistré des hausses de prix et de ventes d’une année sur l’autre, bien que dans un certain nombre de régions, les tendances divergent nettement. Tandis que les tendances sur le plan des propriétés récréatives sont variées dans la majorité des provinces productrices de pétrole, des milieux concurrentiels à prix élevés ont fait leur apparition en Colombie-Britannique et en Ontario : de plus en plus, les caractéristiques des marchés de la région du Grand Toronto et du Grand Vancouver émergent dans ceux des propriétés récréatives de ces provinces.

À l’échelle nationale, le rapport, qui compile des données recueillies aux quatre coins du pays dans le cadre d’une enquête auprès de  spécialistes des propriétés récréatives de Royal LePage, conclut que les prix de ce type de propriétés ont augmenté dans une majorité de régions au cours du mois de mai, avec près des deux tiers (63 pour cent) des experts indiquant que les prix avaient bondi par rapport à l’année dernière[1]. Pour la même période, plus de la moitié des répondants (58 pour cent) ont été témoins d’une hausse du volume des ventes dans leur région par rapport à l’année précédente, et 54 pour cent ont rapporté une baisse du niveau de l’inventaire ajoutant une nouvelle pression à la hausse sur les prix, plus particulièrement dans un certain nombre de régions au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Lorsqu’il est question d’avenir, la plupart des répondants (54 pour cent) s’attendent à ce que les activités de vente de leur région soient plus importantes cette année par rapport aux niveaux atteints en 2016.

« Le marché canadien des propriétés récréatives a connu un début d’année retentissant, la majorité des régions ayant enregistré des hausses saines tant sur le plan des prix et des ventes », explique Kevin Somers, directeur de l’exploitation pour les Services immobiliers Royal LePage ltée. « Pour l’avenir, nous nous attendons à ce que cette tendance reste en place d’ici la fin de 2017 tandis que le mercure grimpe et réchauffe le marché, contraignant l’inventaire à travers le pays. »

En date de mai 2017, le prix de l’agrégat[2] des propriétés récréatives au Canada était de 439 000 $. Cependant, lorsque l’on ventile ces données par région, nous remarquons des écarts de prix marqués d’un océan à l’autre. De toutes les régions étudiées, c’est l’Ouest qui remporte la palme des propriétés les plus chères, avec l’Alberta en tête de liste, où le prix de l’agrégat provincial atteint 816 700 $. Les prix dans la région sont principalement stimulés par le petit nombre de propriétés donnant sur des lacs de la province et qui sont situées à proximité des centres urbains importants, en plus de la demande croissante découlant de la reprise du secteur de l’énergie et de la confiance des consommateurs.

« Contrairement à plusieurs autres provinces productrices de pétrole, où les valeurs des maisons demeurent restreintes par les prix des produits de base, les propriétés récréatives des environs de Calgary et d’Edmonton ont remarquablement bien conservé leur valeur lors du ralentissement économique, surtout si on les compare à d’autres segments du marché », remarque M. Somers. « En raison de cette pénurie d’inventaires dans les plus grandes régions métropolitaines de la province et leur périphérie, même une demande moyenne pour des propriétés riveraines a réussi à faire gonfler les prix. Tandis que la confiance des consommateurs continue de grandir, et plus les Albertains choisissent de dépenser leur argent à l’intérieur de la province du fait de certaines réalités économiques, cette tendance pourrait bien s’intensifier et créer un solide marché de vendeurs. »

De l’autre côté du pays, nous retrouvons les propriétés récréatives les moins chères : au Nouveau-Brunswick, le prix de l’agrégat provincial se chiffre à 179 500 $. Dans cette province, les acheteurs peuvent dénicher une propriété au bord de l’eau près de Fredericton pour aussi peu que 86 700 $, soit environ six fois moins que ce qu’ils pourraient s’attendre à payer pour le même type de propriété sur la côte ouest canadienne.

« Comme nous avons pu le voir dans les segments traditionnel et haut de gamme, les prix des propriétés récréatives peuvent différer de manière assez remarquable d’une région à l’autre », constate M. Somers. « Par contre, nous notons une constante partout au pays voulant que la demande dans plusieurs marchés récréatifs soit bien présente, et les nouvelles constructions ainsi que les maisons conçues pour être utilisées durant différentes saisons émergent dans plusieurs collectivités. Les acheteurs recherchent des propriétés qui leur permettent de maximiser leur temps loin du rythme trépidant de la ville, souvent avec l’idée d’en faire leur résidence principale dans le futur. »

« Le style de vie qu’offre une maison entourée par la beauté majestueuse de lacs, de forêts et de montagnes, où vos êtres chers aiment se retrouver, est une expérience irremplaçable qui continue à faire partie du rêve canadien », ajoute M. Somers.

Lorsque nous jetons un coup d’œil aux deux marchés les plus courus, nous pouvons remarquer que les milieux concurrentiels à forts prix, issus de la région du Grand Toronto et du Grand Vancouver, se sont immiscés dans le segment des propriétés récréatives de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, affectant les prix et les niveaux d’activités de vente. Si l’on se fie à plus des trois quarts (78 pour cent) des experts interrogés en Ontario et en Colombie-Britannique, les prix dans les régions où se trouvent les propriétés récréatives qu’ils desservent ont été influencés par les marchés voisins de Toronto ou de Vancouver. La même proportion de courtiers, soit 78 pour cent, a indiqué que ces marchés ont aussi affecté les volumes de vente sur leurs territoires.

« La frénésie qui émane des marchés immobiliers des régions du Grand Toronto et du Grand Vancouver rayonne au-delà des banlieues et des villes voisines pour atteindre des endroits traditionnellement considérés comme des régions récréatives », explique M. Somers. « Plusieurs communautés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique abritant principalement des chalets connaissent des niveaux d’activité immobilière et des hausses de prix sans précédent, largement imputables aux citadins de Toronto et de Vancouver mettant à profit l’appréciation de leur propriété métropolitaine pour se procurer un sanctuaire de plaisance, souvent avec l’idée d’y prendre leur retraite immédiatement ou dans quelques années. »

« Dans certaines régions, les propriétés récréatives peuvent faire l’objet d’offres multiples. Cette situation est un phénomène exceptionnellement rare pour les transactions sur des chalets, considérant que le processus de vente se voit souvent prolongé pour ce type de propriété », conclut M. Somers. « Malgré l’introduction de nouvelles politiques ayant légèrement ralenti le marché, nous nous attendons à ce que les ventes dans les deux provinces continuent de s’accroître pour le reste de 2017, alors que la demande intense de la génération X et des baby-boomers, déterminés à concrétiser leurs aspirations en matière de style de vie, se heurte à une offre limitée de propriétés dans les régions les plus en vue. »

Selon environ deux tiers (65 pour cent) des répondants, un grand nombre de retraités de partout au pays cherchent de plus en plus à tirer profit de la valeur de leur maison pour se procurer une propriété récréative dont ils feront leur résidence principale. Ces acheteurs vont souvent conserver la propriété durant plusieurs années, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus en mesure de s’occuper de son entretien, avant de la léguer à un membre de leur famille ou de la vendre pour aller vers une propriété plus petite. Bien que cette tendance soit plus marquée dans des provinces comme la Colombie-Britannique et l’Ontario, où la valeur des maisons est supérieure à celle observée dans le reste du pays, elle peut être perçue un peu partout, y compris en Alberta, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

 

La génération X stimule les achats de propriétés récréatives au Canada 

En se penchant sur les profils des acheteurs, la majorité des spécialistes  interrogés (60 pour cent) a nommé les membres de la génération X (soit les 36 à 51 ans) comme les principaux acheteurs de propriétés récréatives au Canada, suivis de près par les baby-boomers (soit les 52 à 70 ans), à 40 pour cent. Les acheteurs typiques sont des couples avec enfants, selon près des trois quarts (71 pour cent) des répondants. Le statut familial typique des acheteurs de propriété récréative est des couples avec enfants selon près des trois quarts des répondants (71 pour cent). Le style de vie souhaité et les vacances sont de loin les raisons les plus citées (87 pour cent) motivant l’achat d’une propriété récréative, suivies de la retraite (62 pour cent), d’avoir atteint la sécurité financière (54 pour cent), et de l’achat d’une propriété aux fins d’investissement (52 pour cent). Entre-temps, les répondants ont cité le vieillissement des propriétaires (90 pour cent), la faible utilisation (79 pour cent), et l’incapacité à assurer l’entretien de la propriété (60 pour cent) comme principaux motifs de vente.

 

Les acheteurs étrangers demeurent à l’origine d’une part relativement faible des transactions touchant les propriétés récréatives

Plus des trois quarts des répondants (77 pour cent) ont déclaré que les acheteurs étrangers[3] sont derrière 5 pour cent ou moins des achats de propriétés récréatives, et 85 pour cent ont indiqué que le nombre d’acheteurs étrangers dans ce segment demeure inchangé par rapport à l’année précédente.

Attirés par l’époustouflante beauté du Nord et les taux de change favorables, les Américains forment depuis toujours la plus grande cohorte de ressortissants étrangers à se procurer des propriétés récréatives en sol canadien. Lorsqu’ils ont été interrogés sur le nombre d’acheteurs du sud de la frontière à avoir acheté ce type de propriété cette année par rapport à l’année dernière, près des trois quarts (73 pour cent) des répondants ont déclaré qu’il demeurait inchangé. Cependant, des répondants de la Colombie-Britannique, du Québec, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard ont rapporté avoir noté une croissance de l’intérêt américain.

 

Tendances régionales par province 

En date de mai 2017, le prix de l’agrégat d’une propriété récréative en Colombie-Britannique était de 595 100 $ et les courtiers immobiliers de la région voyaient une forte augmentation des prix dans ce segment par rapport à leur valeur en 2016. Les volumes de ventes sur les marchés des propriétés récréatives à l’étude avaient aussi augmenté par rapport à l’an dernier, une tendance qui, selon les attentes, devrait se poursuivre au cours des derniers mois de 2017. 

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L’Alberta a enregistré le plus haut prix de l’agrégat provincial au pays, soit 816 700 $. Lorsque nous les avons interrogés sur les tendances en matière de prix observées jusqu’à maintenant cette année, les experts ont indiqué avoir connu des résultats mitigés, certains notant des hausses de prix importantes à proximité de grands centres urbains comme Calgary et Edmonton, alors que d’autres ont rapporté des chutes de prix, principalement dans les régions entourant les villes productrices de pétrole, comme Red Deer. Pour ce qui est de l’avenir, les courtiers spécialisés en propriétés récréatives de la région croient que les volumes de vente devraient augmenter d’ici la fin de l’année : en effet, les transactions devraient s’accélérer avec le beau temps et l’amélioration de l’optimisme économique dans la province.  

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En Saskatchewan, le prix de l’agrégat des propriétés se chiffre à 297 200 $, avec des tendances en matière de prix et de volume de ventes par rapport à l’année dernière qui varient selon les régions. Pour l’avenir, les spécialistes régionaux s’attendent à ce que les activités de vente augmentent ou demeurent stables pour le reste de l’année, selon la dynamique des marchés locaux. 

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Le Manitoba a enregistré un prix de l’agrégat provincial de 238 600 $ pour les propriétés récréatives et les courtiers de la région constatent que les prix restent plutôt stables par rapport à l’année précédente. Le niveau d’activité de vente pour les marchés des chalets de la province est lui aussi demeuré stable, une tendance qui devrait se maintenir pour le reste de l’année. 

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En Ontario, le prix de l’agrégat des propriétés récréatives se chiffre à 413 000 $. Porté principalement par une plus grande demande émanant de la région du Grand Toronto, doublée d’un nombre décroissant d’inscriptions, le prix des propriétés dans les régions habituellement réservées aux chalets a connu une augmentation substantielle et des volumes de vente à la hausse cette année par rapport à 2016. Lorsqu’il est question de l’avenir, les experts en propriétés récréatives de la région s’attendent à une forte tendance vers l’augmentation de l’activité de vente, surtout au cours des mois estivaux. 

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Le prix de l’agrégat des propriétés récréatives au Québec a atteint 318 700 $, les prix de 2017 affichant une croissance ou demeurant stables en mai 2017 par rapport à l’année dernière selon la région. Les niveaux d’activité de vente sont relativement modestes dans la plupart des régions pour ce segment, ce qui s’explique principalement par la baisse notable de l’inventaire des propriétés dans la province. Pour l’avenir, les courtiers spécialisés en immobilier récréatif s’attendent à ce que les prix demeurent stables pour le reste de l’année.

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Le prix de l’agrégat des propriétés récréatives en Nouvelle-Écosse se situe maintenant à 260 700 $, le point le plus élevé plus parmi les provinces des Maritimes, affichant une croissance par rapport à 2016. Jusqu’à maintenant, les volumes de vente de propriétés récréatives à l’étude sont demeurés stables par rapport à l’an dernier, une tendance qui, selon les attentes, devrait se maintenir pour le reste de 2017.  

Le Nouveau-Brunswick présente le plus bas prix de l’agrégat dans le segment des propriétés récréatives au pays, avec 179 500 $. À l’extérieur des grands centres urbains comme Fredericton, les spécialistes issus des marchés récréatifs habituellement moins importants observent des hausses des prix et des niveaux d’activité de vente par rapport à l’an dernier, et les volumes de vente devraient continuer à augmenter au cours de l’année à venir.

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Parmi les régions les plus abordables au pays, le prix de l’agrégat d’une propriété récréative de l’Île-du-Prince-Édouard se chiffre cette année à 225 500 $. La grande variété d’options de propriétés, associée à une demande stable de la part d’acheteurs canadiens et étrangers, a entraîné une légère hausse des prix et du niveau d’activité de vente jusqu’à maintenant cette année, comparativement à 2016. 

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En raison d’un secteur énergétique tournant au ralenti et de l’incertitude économique persistante, les prix et les niveaux d’activité de vente ont connu un déclin dans le segment des propriétés récréatives de Terre-Neuve cette année, où le prix de l’agrégat se situe actuellement à 191 700 $. Pour ce qui est du reste de 2017, les experts en immobilier de la région s’attendent à continuer d’être témoins de baisses des volumes de vente à l’échelle de la province.

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Prix régionaux moyens

Le tableau ci-dessous présente l’agrégat des prix moyens d’une propriété récréative, à travers les régions et types de propriétés étudiés, pour chaque province.

Province Agrégat
Canada         439 000 $       
Colombie-Britannique         595 100 $
Alberta         816 700 $
Saskatchewan         297 200 $
Manitoba         238 600 $
Ontario         413 000 $
Québec         318 700 $
Nouveau- Brunswick         179 500 $
Île-du-Prince-Édouard

 225 500 $

Nouvelle-Écosse         260 700 $
Terre-Neuve         191 700 $

Le tableau ci-dessous présente les prix moyens par région pour 2017 pour les six types de propriétés récréatives sur lequel s’est penché le rapport; notamment les propriétés au bord d’un lac, d’une rivière et de la mer, de même que les propriétés situées sur des îles, les chalets dans les bois, les appartements dans des complexes hôteliers et les appartements en copropriété. 

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[1] La période de douze mois à laquelle l’enquête s’intéressait s’étendait du mois de mai 2016 à mai 2017 par rapport à la même période l’année précédente.

[2] L’agrégat des prix est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur de trois types de propriétés dans les régions ciblées par l’Étude.

[3] Aux fins du Rapport, les « acheteurs étrangers » sont définis comme des acheteurs vivant à l’extérieur du Canada en tout temps ou la plupart du temps.