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Plus de 1,4 million de baby-boomers à travers le Canada comptent acheter une résidence dans les cinq prochaines années

  •  56 pour cent des baby-boomers considèrent le marché du logement de leur région inabordable pour la retraite.
  • 9 pour cent des baby-boomers qui ont des enfants ne s’attendent pas à ce que ces derniers quittent le foyer familial avant l’âge de 35 ans. Ce taux est pratiquement trois fois plus élevé en Colombie-Britannique.
  • 32 pour cent des baby-boomers désirant acheter une propriété au cours des cinq prochaines années choisiraient un appartement en copropriété.

TORONTO, le 8 août 2018 — D’après l’enquête de Royal LePage sur les tendances des baby-boomers publiée aujourd’hui, 17 pour cent des baby-boomers canadiens (nés entre 1946 et 1964) ont l’intention d’acheter une nouvelle résidence dans les cinq prochaines années. Ces achats devraient avoir des effets considérables sur le marché étant donné que ce segment démographique représente plus de 1,4 million[1] d’acheteurs et de vendeurs potentiels. Les résultats de l’enquête, menée par Léger, indiquent également que plus de la moitié (59 pour cent) choisissent de rénover leur résidence actuelle plutôt que d’en acheter une nouvelle.

« Ne les sous-estimez pas: ce groupe non négligeable influencera le marché de manière significative au cours des années à venir, puisqu’un autre 1,4 million d’entre eux vendront leurs biens immobiliers pour s’en procurer d’autres d’ici 2023 », a indiqué Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Bien qu’une vague de consommateurs plus âgés fera s’accroître la concurrence pour les appartements en copropriété plus particulièrement, cette cohorte n’investira pas dans un seul type de propriété. »

« Nos recherches démontrent que les plus petites villes et marchés récréatifs attireront plus d’investissements que les grandes villes », poursuit M. Soper. « Cet important segment de population perçoit nos grandes villes comme généralement inabordables pour la retraite. »

Les résultats de l’enquête indiquent que 44 pour cent des répondants aux quatre coins du pays hébergeant toujours des enfants à la maison ne s’attendent pas à ce que ces derniers quittent le nid avant d’avoir atteint entre 21 et 25 ans, et 21 pour cent s’attendent à ce qu’ils partent de la maison entre 26 et 30 ans. Dix-huit pour cent des répondants s’attendent à ce que leurs enfants partent après avoir atteint 30 ans, dont 9 pour cent qui pensent qu’ils partiront au-delà de leurs 35 ans. Ce pourcentage triple pratiquement en Colombie-Britannique où 24 pour cent des répondants ayant des enfants à la maison s’attendent à ce que ces derniers quittent le domicile familial au-delà de leurs 35 ans. D’après l’Enquête sur la masse critique des milléniaux[2] de Royal LePage réalisée l’année dernière, 14 pour cent des membres de la masse critique des milléniaux interrogés vivent actuellement avec leurs parents.

« Notre recherche de 2017 sur la plus vaste cohorte de premiers acheteurs au Canada, que nous appelons « la masse critique des milléniaux », a montré que ses membres sont nombreux à rester au sein du nid familial bien au-delà de l’âge traditionnel de sortie », a dit M. Soper. « Dans le cadre de cette étude de marché, nous avons confirmé que les baby-boomers permettent à leurs enfants de rester à la maison bien après leur entrée dans l’âge adulte. Toutefois, ils n’y resteront pas éternellement, et lorsqu’ils partiront, les parents seront à la recherche d’un appartement en copropriété. »

Actuellement à travers le Canada, selon l’enquête, plus des trois quarts (77 pour cent) des baby-boomers sont propriétaires d’une résidence, tandis que près d’un baby-boomer sur cinq (19 pour cent) est locataire et qu’une infime minorité (1 pour cent) vit avec des membres de la famille. Quand on examine de plus près les habitations actuelles, une majorité (61 pour cent) de baby-boomers à travers le Canada vit dans une maison détachée, suivie par 21 pour cent vivant dans un appartement en copropriété, puis par 12 pour cent vivant dans une maison jumelée ou une maison en rangée. Des boomers interrogés qui planifient faire l’acquisition d’une nouvelle propriété au cours des cinq prochaines années, 45 pour cent ont l’intention d’acheter une maison détachée, 32 pour cent choisissent un appartement en copropriété, tandis que 10 pour cent ont indiqué être intéressés par une maison jumelée ou en rangée et 5 pour cent, ont dit être intéressés par une propriété récréative.

Projets de retraite et perceptions de l’accessibilité au logement

Lorsqu’on les interroge au sujet de leurs projets à l’approche ou au cours de la retraite, un baby-boomer sur cinq (20 pour cent) a l’intention d’acheter une nouvelle résidence, tandis que 71 pour cent d’entre eux comptent rester dans leur résidence actuelle. Les répondants avaient des sentiments mitigés en ce qui concerne leur souhait d’opter pour un logement plus petit puisque moins de la moitié d’entre eux (41 pour cent) ont indiqué qu’ils rechercheraient une habitation plus petite à la retraite, tandis que tout juste la moitié (52 pour cent) n’en ont aucunement l’intention.

En réfléchissant aux hausses récentes du prix des maisons dans plusieurs marchés canadiens, plus de la moitié (56 pour cent) des baby-boomers sondés ont répondu qu’ils considéraient que le marché du logement de leur ville ou région était inabordable. Ce nombre grimpe jusqu’à 78 pour cent et 63 pour cent des répondants de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, respectivement. Quand on les interroge au sujet de leur souhait de déménager, plus d’un tiers (34 pour cent) des répondants à l’échelle nationale ont confié être ouverts à l’idée de déménager dans une autre ville ou banlieue, là où le prix des propriétés est plus abordable. Parmi les répondants disposés à déménager pour rechercher une meilleure accessibilité, 35 pour cent préféreraient rester dans un rayon d’une heure de leur résidence actuelle, 30 pour cent seraient prêts à s’aventurer plus loin (à une heure ou plus de distance), tandis que 20 pour cent ont expliqué être ouverts à l’idée de vivre n’importe où.

Une minorité de répondants projettent d’acheter ou d’habiter une résidence secondaire, ou d’habiter dans une autre région pour une partie de l’année. Dix pour cent comptent acheter une résidence secondaire, tandis que 15 pour cent planifient vendre leur résidence principale pour partir s’installer de façon permanente dans une propriété secondaire dont ils sont déjà propriétaires. À l’approche ou au moment de la retraite, près d’un quart des baby-boomers à l’échelle nationale projettent de partir habiter dans une autre ville (24 pour cent) ou dans un autre pays (23 pour cent) pendant au moins trois mois de l’année.

Situation financière et soutien aux enfants

De façon générale, une grande partie de la population des baby-boomers se trouve dans une situation financière solide et sur la bonne voie pour terminer le remboursement de leur prêt hypothécaire si ce n’est pas déjà le cas. Selon l’enquête, plus des trois quarts (77 pour cent) des propriétaires d’une maison ont déjà remboursé 50 pour cent de leur prêt, alors que 61 pour cent en ont déjà remboursé plus de 90 pour cent. Entre-temps, la moitié (50 pour cent) des baby-boomers propriétaires d’une résidence ont une épargne-retraite liée à l’immobilier à moins de 25 pour cent.

S’ils devaient acheter une propriété, 54 pour cent des répondants ont indiqué avoir un budget d’un montant inférieur à 450 000 $, tandis que 25 pour cent d’entre eux ont un budget supérieur ou égal à 450 000 $. Étant donné l’état du marché actuel, de nombreux baby-boomers perçoivent très peu les incidences des nouvelles mesures du BSIF mises en place par le gouvernement fédéral sur leur situation personnelle. La moitié (50 pour cent) des sondés n’ont pas le sentiment que les nouvelles mesures du BSIF toucheront le type de propriété qu’ils peuvent se permettre. Toutefois, une personne sur quatre (25 pour cent) est convaincue que les mesures pourraient avoir des effets sur leurs options, tandis qu’environ une personne sur cinq (21 pour cent) a indiqué que ces mesures ont eu pour effet de les faire réfléchir à deux fois avant d’acheter une résidence.

De nombreux baby-boomers sont prêts à aider leurs enfants à acheter un bien immobilier, 47 pour cent desquels affirment qu’ils subventionneraient l’acquisition d’une maison pour leurs enfants dans une certaine mesure. Si leurs enfants leur demandaient de l’aide, 41 pour cent d’entre eux donneraient moins de 25 pour cent de la valeur totale de la maison, tandis que 5 pour cent offriraient une somme égale ou supérieure au quart du prix d’achat de la résidence.

« Les baby-boomers constituent la génération la plus nantie de toute l’histoire du Canada, même si leurs parcours fût empreint de défis et d’adversité. Ayant vécu de nombreuses récessions économiques difficiles, la valeur nette associée à leur résidence s’est révélée être un gage de prospérité. C’est une génération qui attache beaucoup d’importance au fait d’être propriétaire et qui souhaite que ses enfants connaissent cette même chance », a conclu M. Soper.

Conclusions et tendances régionales

Colombie-Britannique

L’accessibilité est un problème pour les baby-boomers de la Colombie-Britannique. Au total, 70 pour cent des Britanno-colombiens âgés de 54 à 72 ans sont propriétaires de leur résidence. Ce pourcentage est le plus bas de toutes les régions sondées. Par ailleurs, les baby-boomers de la région misent sur l’immobilier pour financer leur retraite. Parmi les répondants propriétaires de leur résidence, 26 pour cent ont indiqué que la moitié de leur épargne-retraite est liée à l’immobilier, soit le taux le plus élevé de toutes les provinces.

De nombreux baby-boomers s’appuyant sur leur résidence pour financer leur retraite, 43 pour cent d’entre eux ont dit qu’ils comptaient finir par déménager dans une résidence plus modeste, et presque la moitié (42 pour cent) réfléchiraient à acquérir un appartement en copropriété pour leur prochaine résidence. En outre, 37 pour cent seraient prêts à partir s’installer dans une nouvelle région en quête d’accessibilité.

« Nous voyons un nombre accru des baby-boomers de la Colombie-Britannique choisissant de réduire la taille de leur logement en passant d’une maison détachée à un appartement en copropriété », a commenté Michael Trites, dirigeant d’agence à Royal LePage Northstar Realty. « Ils s’installent de plus en plus dans des appartements en copropriété en vue de débloquer les fonds de la valeur nette qu’ils ont amassés grâce à leur résidence, et de gagner de la souplesse alors que leur niveau de santé et leurs préférences en matière de mode de vie évoluent. »

Une imposante majorité (88 pour cent) des baby-boomers britanno-colombiens est convaincue que l’immobilier constitue un bon investissement, et 42 pour cent des répondants qui ont des enfants ont signalé être disposés à subventionner l’acquisition d’une résidence par leur progéniture.

Étant donné que certains des marchés les plus onéreux du pays se trouvent en Colombie-Britannique, seulement 19 pour cent des baby-boomers de la province pensent que le marché du logement de leur région est abordable, soit le taux le plus bas du pays.

Alberta 

À l’instar de nombreux Canadiens, les baby-boomers de l’Alberta préféreraient rester dans leur résidence, et la rénover, plutôt que d’acquérir une nouvelle maison. Tandis que 19 pour cent des baby-boomers de la province prévoient acheter une nouvelle maison dans les cinq prochaines années, plus de la moitié (58 pour cent) préférerait rénover leur maison actuelle plutôt que de la quitter.

Toutefois, alors que leurs enfants quittent le nid et que sonne la retraite, les Albertains sont prêts à opter pour un logement plus petit. Parmi les répondants, 44 pour cent ont indiqué prévoir partir s’installer dans une maison plus petite pendant leurs vieux jours. Près d’un tiers (31 pour cent) d’entre eux ont confié qu’ils considéraient opter pour une habitation plus petite après le départ de leurs enfants. Ce pourcentage est le plus élevé du pays, à égalité avec l’Ontario. La moitié des Albertains (50 pour cent) prévoient que leurs enfants quitteront définitivement le domicile familial avant d’atteindre leurs 25 ans. Parmi les Albertains cherchant à réduire la taille de leur logement, 45 pour cent considéreraient un appartement en copropriété pour leur prochaine acquisition.

« Les baby-boomers de l’Alberta se scindent en un groupe plutôt nanti et un groupe qui travaille toujours pour subvenir à ses besoins. Nombre d’entre eux gardent leur emploi plus longtemps que ce que nous avions d’abord prévu », a confié John Hripko, courtier immobilier à Royal LePage Benchmark. « Les baby-boomers jouissant d’un surplus financier choisissent de rester plus longtemps dans leurs grandes demeures, mais ils décident de plus en plus d’aider leurs enfants à financer une mise de fonds pour l’achat d’une première maison. »

Les Albertains sont majoritairement convaincus que d’être propriétaire d’une maison constitue un bon investissement (94 pour cent), ce qui explique pourquoi 80 pour cent des baby-boomers de la province sont propriétaires de leur résidence actuelle. Ils sont en outre disposés à aider leurs enfants à accéder à la propriété. La moitié des baby-boomers de l’Alberta (50 pour cent) ont indiqué qu’ils donneraient de l’argent à leurs enfants en vue de subventionner une mise de fonds. Le même taux, le plus élevé de toutes les régions sondées, se retrouve en Saskatchewan et au Manitoba. Parmi les baby-boomers prêts à aider à financer une mise de fonds, les trois quarts (74 pour cent) ont dit qu’ils donneraient moins de 25 pour cent de la valeur totale de la maison.

Saskatchewan et Manitoba 

Les baby-boomers de la Saskatchewan et du Manitoba sont partagés en ce qui concerne leurs projets d’acquisition immobilière. En effet, 27 pour cent des répondants de ces régions combinées ont expliqué prévoir acheter une nouvelle maison dans les cinq prochaines années, soit le taux le plus élevé du pays. Toutefois, nombre d’entre eux comptent rester dans leur résidence actuelle aussi longtemps que possible. En outre, 67 pour cent des baby-boomers ont répondu préférer rester dans leur logement actuel et le rénover plutôt que de le quitter ou de le troquer pour un logement plus petit. Ce taux est le plus élevé du pays. Ils sont les moins enclins (23 pour cent) à vouloir partir s’installer dans une autre ville ou banlieue pour trouver un logement plus abordable.

De façon générale, les baby-boomers de la région sont propriétaires de leur résidence (88 pour cent) et tendent à vivre dans des maisons détachées (78 pour cent); ces taux sont tous les deux les plus élevés de l’ensemble des régions sondées à cet égard.

« Les baby-boomers choisissent de rester dans leur maison, là où ils ont vu leurs enfants grandir. Quand ils décident de partir, c’est principalement en raison de problèmes de santé ou parce qu’ils ne sont pas en mesure physiquement d’entretenir leur résidence », a expliqué Mike Duggleby, dirigeant et associé directeur, Royal LePage Regina Realty. « Ils sont par ailleurs enclins à aider leurs enfants à financer une mise de fonds en général à hauteur de 5 pour cent du prix de la maison. »

La volonté de rester dans leur maison et d’aider leurs enfants peut être une question de sécurité financière. Selon l’enquête, près des trois quarts (74 pour cent) des baby-boomers de la région ont remboursé au moins 90 pour cent de leur prêt hypothécaire, ce qui est le taux le plus élevé du Canada.  En matière de soutien financier auprès de leurs enfants, 63 pour cent des répondants, le taux le plus élevé parmi l’ensemble des régions, ont indiqué qu’ils donneraient de l’argent à leurs enfants en vue de financer une mise de fonds.

Bien que de nombreux baby-boomers en Saskatchewan et au Manitoba souhaitent demeurer dans leur logement une fois la retraite arrivée, ils ne restent pas en place. Ils sont les plus disposés à confier qu’ils passeront trois mois par an dans une autre ville (36 pour cent), une autre province (22 pour cent) ou un autre pays (35 pour cent). 

Ontario

Étant donné la hausse rapide des prix des maisons dans la province, les baby-boomers de l’Ontario sont ceux qui considèrent le plus d’opter pour un logement plus petit à l’approche de la retraite. Près de la moitié (49 pour cent) des répondants ont affirmé compter s’installer dans un logement plus petit à l’approche ou au début de la retraite, ce qui est le taux le plus élevé de toutes les régions sondées. Par ailleurs, 80 pour cent des baby-boomers de la province sont actuellement propriétaires de leur logement, tandis que 20 pour cent d’entre eux projettent d’acheter une nouvelle propriété dans les cinq prochaines années.

En outre, en planifiant leur retraite, les baby-boomers ontariens sont les plus susceptibles de considérer s’installer dans une autre ville à la recherche d’une résidence qu’ils peuvent s’offrir. Au total, 40 pour cent des répondants ont indiqué être prêts à déménager dans une autre ville ou banlieue, là où les maisons sont plus abordables, ce qui est le taux le plus élevé du pays. Parmi les sondés prêts à déménager, 32 pour cent considéreraient s’installer à plus d’une heure de leur ville actuelle.

Tandis que la plupart des baby-boomers ontariens préféreraient demeurer dans une maison détachée en optant pour une résidence plus petite, nombre d’entre eux sont ouverts à l’idée de vivre dans un appartement en copropriété. Par ailleurs, 46 pour cent des répondants ont dit qu’ils considéreraient une copropriété pour leur prochaine acquisition immobilière.

« Les baby-boomers de l’Ontario cherchent à réduire leurs dépenses à l’approche de la retraite », a confié Caroline Baile, dirigeante de l’agence Royal LePage Your Community Realty. « En optant pour un espace plus petit, par exemple une copropriété, ou une ville plus abordable, les baby-boomers sont en mesure de tirer profit de la valeur nette de leur résidence et ainsi avoir davantage de certitudes quant à leurs coûts. Ils cherchent à faire la transition vers un style de vie qui leur accordera plus de liberté pour poursuivre leurs activités tout en évitant de gaspiller du temps à entretenir la maison et de faire des réparations inattendues. »

La moitié (50 pour cent) des baby-boomers de l’Ontario ont dit être disposés à donner de l’argent à leurs enfants pour les aider à acquérir une maison. De ce groupe, 44 pour cent seraient prêts à contribuer à hauteur de 25 pour cent de la valeur totale de la maison. 

Québec 

Les baby-boomers du Québec sont les plus susceptibles de se satisfaire de leurs conditions de vie actuelles. En effet, 11 pour cent comptent acheter une nouvelle propriété dans les cinq prochaines années, et 12 pour cent planifient d’en acheter une à la retraite. Ce sont les taux les moins élevés de toutes les régions sondées. Près des deux tiers (62 pour cent) des sondés ont répondu préférer rénover plutôt que d’acheter une nouvelle résidence, et 77 pour cent n’ont aucunement l’intention de partir s’installer dans une nouvelle ville à la retraite, ce qui est le taux le plus bas de toutes les régions sondées, à égalité avec les provinces de la côte atlantique.

Les résultats de l’enquête indiquent que ces projets demeurent inchangés alors que leur mode de vie évolue. En outre, 27 pour cent des baby-boomers québécois comptent opter pour une résidence plus petite à l’approche ou au début de la retraite, tandis que 16 pour cent envisagent ce changement lorsque leurs enfants auront quitté le domicile familial, ces deux pourcentages étant les plus bas du pays.

« Quand les baby-boomers du Québec vendent leur propriété, c’est pour l’une de deux raisons : débloquer la valeur nette soit pour profiter de la vie, soit pour aider leurs enfants à acheter une maison », a expliqué Pierre Lafond, courtier immobilier chez Royal LePage Tendance. « Ceux qui choisissent d’opter pour la location le font pour s’éviter les inconvénients qui viennent avec le fait d’être propriétaire. Lorsqu’ils cherchent à réduire la taille de leur logement, ils achètent normalement une propriété plus haut de gamme, qu’il s’agisse d’une maison détachée ou d’un appartement en copropriété. »

Malgré la certitude répandue selon laquelle être propriétaire d’une maison est un bon investissement (89 pour cent des répondants), les baby-boomers du Québec sont les moins susceptibles d’être propriétaires de leur habitation (72 pour cent) juste devant les Britanno-Colombiens (70 pour cent). La moitié (50 pour cent) des baby-boomers québécois sont convaincus que le marché du logement de leur région est abordable.

Canada atlantique 

Pour la plupart, les baby-boomers des provinces du Canada atlantique demeurent dans leur résidence à l’approche de la retraite. En particulier, 80 pour cent des répondants n’ont aucunement l’intention d’acquérir une nouvelle résidence dans les cinq prochaines années, ce qui est le taux le plus élevé de toutes les régions sondées. D’ailleurs, 64 pour cent des baby-boomers de la région ont répondu préférer rénover leur maison actuelle plutôt que d’acheter une nouvelle propriété, et 77 pour cent d’entre eux ne comptent pas déménager vers une autre ville une fois à la retraite, ce qui est le taux le plus élevé du pays (à égalité avec le Québec).

Toutefois, près de la moitié (42 pour cent) des baby-boomers de la région atlantique ont indiqué compter réduire la taille de leur logement pendant la retraite, et ils sont le plus ouverts à l’idée de passer leurs vieux jours dans une propriété récréative. En effet, 23 pour cent des répondants planifient de vendre leur résidence principale et de s’installer dans leur résidence secondaire à la retraite, ce qui est le taux le plus élevé de toutes les régions sondées à cet égard. S’ils devaient acheter une nouvelle résidence à l’approche de la retraite, les baby-boomers du Canada atlantique sont les moins enclins à considérer un appartement en copropriété (29 pour cent) et de loin les plus enclins à considérer une propriété récréative (32 pour cent). 

« De nombreux baby-boomers de la région optent pour un logement plus petit, par exemple, dans des complexes d’appartements pour la retraite, par opposition à des maisons détachées plus petites », a observé Donna Gardiner Thompson, dirigeante-propriétaire et représentante des ventes à l’agence Royal LePage Gardiner Realty. « Les baby-boomers dans la région sont très conservateurs et sensibles aux prix. Ils doivent être motivés pour réinvestir dans une autre propriété. Ils sont nombreux à simplifier leurs dépenses et exploiter la valeur nette de leur résidence. Il y a par ailleurs une tendance à la hausse en matière de locations haut de gamme; ces logements leur permettent une meilleur prédictibilité financière. »

« Nous avons en outre observé une tendance des baby-boomers à quitter Calgary, Toronto et Vancouver. Ces derniers vendent à profit leur propriété dans les marchés des grandes villes, pour réinvestir leurs avoirs dans une région plus abordable et y établir leur résidence principale », ajoute Mme Gardiner. « Les baby-boomers d’aujourd’hui savent ce qu’ils recherchent de leur maison, et de leur style de vie. Cela inclut un budget pour voyager, et une vie à proximité des activités et services de la municipalité. »

À l’instar de nombreux baby-boomers aux quatre coins du pays, les baby-boomers du Canada atlantique sont convaincus qu’être propriétaires d’une résidence est un bon investissement (89 pour cent), et ils sont prêts à aider leurs enfants à atteindre ce but. D’ailleurs, 47 pour cent ont indiqué qu’ils subventionneraient l’acquisition d’une maison par un de leurs enfants. Cette tendance peut s’expliquer par le ressenti selon lequel la région est abordable : 55 pour cent des baby-boomers de la région atlantique confient que le marché du logement de leur région est abordable, soit le taux le plus élevé de toutes les régions sondées.

Méthodologie 

Une enquête en ligne a été effectuée auprès de 1 000 membres de la génération des baby-boomers (âgés de 54 à 72 ans) entre le 12 et le 17 juillet 2018 par l’entremise du panel en ligne de la société Léger. Un échantillon probabiliste de la même taille produirait une marge d’erreur de +/- 3 pour cent, 19 fois sur 20. Pour acquérir une meilleure connaissance de la dynamique des marchés et des groupes démographiques par région, des entretiens ont été menés avec des courtiers immobiliers de Royal LePage dans les villes ciblées.

À propos de Royal LePage                           

Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de plus de 18 000 professionnels de l’immobilier répartis dans plus de 600 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage, qui vient en aide aux centres d’hébergement pour femmes et enfants et appuie les programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Brookfield Real Estate Services inc., entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole « TSX : BRE ».

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lambert.guilbault@kaiserlachance.com

 

[1]Tiré des données du recensement de Statistique Canada 2016.

[2]La « masse critique des milléniaux » est une traduction libre du terme « Peak Millennials » utilisé pour la première fois par l’économiste américain Dowell Myers pour désigner la plus large cohorte de la génération du millénaire et leur impact de leur pouvoir d’achat potentiel. Pour les besoins de l’enquête ciblant les acheteurs de maison, Royal LePage s’est concentrée sur la cohorte âgée de 25 ans et plus. En juin 2017, un sondage en ligne auprès de 1000 membres de cette génération âgés entre 25 et 30 ans, fût mené par le biais du panel en ligne de Léger.