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Le marché immobilier canadien montre des signes de reprise durable avec une augmentation des prix de 1,1 % au deuxième trimestre

  • À l’échelle nationale, les prix des propriétés devraient connaître une hausse modeste de 0,4 % d’ici la fin de 2019 comparativement à la fin de 2018, aidée par les marchés de Montréal et Toronto.
  • Les prix des appartements en copropriété de Vancouver en baisse pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2014
  • Les nouveaux programmes d’aide fédéraux devraient avoir des retombées minimes sur le prix des maisons. 

TORONTO, le 10 juillet 2019– Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage[1] publiée aujourd’hui, le contexte de bas taux d’intérêt et un marché de l’emploi robuste ont atténué l’affaiblissement du marché immobilier causé par l’incertitude économique généralisée qui avait tenu les ventes sous la moyenne[2] des dix dernières années et entraîné des hausses très modestes des prix des maisons à l’échelle nationale.La Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage, qui s’appuie sur les données sur l’indice de prix des propriétés dans 63 des plus grands marchés immobiliers au pays, a montré que le prix d’une maison au Canada a augmenté de 1,1 % comparativement au même trimestre l’an dernier, pour atteindre 621 696 $ au deuxième trimestre de 2019. En examinant le marché par type de propriété, on constate que le prix médian d’une maison à deux étages a augmenté de 1,0 % d’une année à l’autre pour grimper à 727 165 $, tandis que le prix médian d’une maison de plain-pied a connu une baisse de 0,4 % par rapport à la même période en 2018, pour se chiffrer à 516 048 $. Les appartements en copropriété demeurent le type de propriété connaissant la plus forte croissance à l’échelle nationale, le prix médian augmentant de 3,8 % d’une année à l’autre pour atteindre 452 451 $.

« Nous avons aujourd’hui la preuve d’une reprise viable de l’immobilier dans certains des plus grands marchés,, et des signes de prix plancher dans d’autres régions ayant été touchées par la correction immobilière des dix-huit derniers mois, dit Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. Ne serait-ce que dans l’ouest, de nombreux acheteurs étaient restés à l’écart du marché, faisant chuter les ratios de ventes et provoquant l’affaissement des prix. Bénéficiant d’une conjoncture économique positive, plusieurs acheteurs tenaces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta refusent de laisser aller leurs biens pour moins que leur perception d’une valeur juste, ce qui a préservé longtemps la valeur existante des propriétés. »

L’économie canadienne continue de croître, bien qu’à un rythme qui n’a rien d’exceptionnel, et avec un marché immobilier au ralenti qui constitue l’acteur principal de cet affaiblissement. En contrepartie, l’investissement dans le milieu des affaires s’est accru considérablement, contribuant à soutenir une période de croissance exceptionnelle sur le marché de l’emploi, particulièrement en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

Les tensions commerciales continuent de peser sur la confiance des consommateurs et la santé du marché immobilier. Une récente détente dans les relations sino-américaines, et un portrait de l’emploi plus performant que prévu à la mi-année a amorti en quelque sorte le discours de récession potentielle au sud de la frontière. Bien qu’une baisse de taux par la réserve fédérale américaine demeure une possibilité, un geste similaire par la Banque du Canada est moins probable. Des taux plus bas chez nos voisins du sud et une économie américaine plus forte auraient des retombées positives sur les exportations ainsi que la confiance des consommateurs et des entreprises.

« N’interprétez pas une baisse potentielle des taux au sud de la frontière comme une baisse des taux au Canada. Bien que nos économies et politiques monétaires soient reliées entre elles, elles demeurent indépendantes », ajoute M. Soper.

Royal LePage estime que d’ici la fin de l’année, le prix des propriétés devrait observer une remontée modeste à l’échelle nationale, augmentant de 0,4 % par rapport à la fin de 2018. On s’attend à ce que les régions du Grand Toronto et du Grand Montréal continuent à stimuler les hausses des prix des résidences au pays, augmentant de 1,4 % et 4,5 % respectivement, tandis qu’on prévoit qu’Ottawa devrait dépasser la région de la ville Reine avec une croissance de 1,6 % d’ici la fin de l’année. La faiblesse du marché du Grand Vancouver devrait se poursuivre, avec un prix de l’agrégat des propriétés qui, selon les projections, devrait chuter de 5,5 % par rapport à la même période l’an dernier. Les autres villes de l’ouest du pays devraient elles aussi connaître un déclin, les prix des propriétés de Calgary, Edmonton et Regina devant baisser de 3,6 %, 3 % et 4,9 % respectivement.

Les mesures améliorées d’accessibilité à la propriété annoncées lors de la présentation du budget fédéral en mars dernier ne devraient pas avoir une incidence importante sur les prix de l’immobilier. L’augmentation de la limite de retrait du régime enregistré d’épargne-retraite, qui est passée de 25 000 $ à 35 000 $, est en vigueur depuis son annonce. L’Incitatif à l’achat d’une première propriété, un programme de prêt hypothécaire avec participation à la mise de fonds de 1,25 milliard de dollars sur trois ans dans le cadre duquel la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) participera jusqu’à hauteur de 5 % à l’achat d’une maison existante, devrait commencer en septembre. L’on s’attend à ce que le programme aide les jeunes Canadiens à se procurer une propriété plus près des centres urbains.

« Globalement, les nouveaux programmes gouvernementaux viendraient soutenir le marché immobilier, mais leur répercussion sur l’appréciation des prix devrait être minime, et il s’agit d’une bonne chose, explique M. Soper. À leur différence, des interventions politiques musclées peuvent causer des hausses ou des baisses artificielles sur les prix des maisons. Ce qu’elles n’altèrent pas toutefois est le besoin pour les gens de se loger, elle ne fait qu’encourager l’inflation des prix et les pénuries d’inventaire, ou encore, accentuent l’affaiblissement des marchés et la dangereuse demande refoulée. »

Une fois de plus, les hausses des prix des propriétés dans plusieurs villes de l’Ontario ont grandement influencé les résultats nationaux du deuxième trimestre de 2019, stimulées par une demande refoulée lors d’un premier trimestre plutôt lent, un solide marché de l’emploi et un flot de nouveaux résidents dans la région du Grand Toronto.

« Le marché de la région du Grand Toronto a commencé à se redresser au printemps, alors que le nombre de ventes a dépassé celui des nouvelles inscriptions, note M. Soper. À Toronto même, les prix ont surpassé l’inflation pour tous les types de propriétés, menés une fois de plus par la force du marché des appartements en copropriété. Néanmoins, les signes les plus encourageants nous viennent des banlieues, où les régions ayant été les plus affectées par la correction, comme Oshawa et Richmond Hill, ont amorcé leur remontée. »

Le prix de l’agrégat des propriétés dans la ville de Toronto a augmenté de 4,3 % d’une année à l’autre au deuxième trimestre de 2019. Le prix des maisons à deux étages et des maisons de plain-pied a connu une hausse de 2,8 % et de 2,4 % respectivement par rapport à la même période l’an dernier, tandis que le prix des appartements en copropriété a connu une hausse importante de 7,9 % d’une année à l’autre. Globalement, le prix de l’agrégat des propriétés dans la région du Grand Toronto s’est accru de 2,6 % pour la même période.

Le prix des maisons à Ottawa a augmenté de 6,2 % par rapport à l’année précédente, bien que l’on s’attend à ce que le marché de la région observe des gains plus modestes mais sains de 1,6 % pour l’ensemble de l’année 2019 comparativement à la fin de l’année 2018. La hausse du prix des propriétés résidentielles dans la région ontarienne du Golden Horseshoe a ralenti après avoir connu des gains rapides. Les prix de l’agrégat dans les régions de Niagara-St. Catharine et de Kitchener-Waterloo-Cambridge ont augmenté de 3,2 et de 2,5 % respectivement, tandis que les prix à Hamilton ont chuté de 0,9 % comparativement à la même période en 2018. D’autres hausses de prix dignes de mention ont eu lieu dans la province, notamment à Kingston, où le prix des propriétés a augmenté de 6,9 % comparativement au même trimestre l’an dernier. Dans l’ouest de l’Ontario, les villes de London et Windsor ont toutes deux connu certaines des hausses de prix les plus fulgurantes au pays, augmentant de 9,5 et 8,8 % respectivement par rapport à l’année précédente.

Au Québec, la région du Grand Montréal demeure l’un des marchés les plus solides au pays pour le deuxième trimestre de 2019, le prix de l’agrégat ayant augmenté de 5,8 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 410 828 $. Le taux d’appréciation du prix des propriétés de la région du Grand Montréal a une fois de plus surpassé celui des régions du Grand Toronto (2,6 %) et du Grand Vancouver (- 4,1 %), ainsi que la moyenne nationale (1,1 %).

« Nous avions prédit que le marché immobilier montréalais connaîtrait des hausses de prix plus modestes après la croissance robuste de l’an dernier, mais la comparaison avec le même trimestre l’année précédente nous permet de constater que la croissance sur une base trimestrielle n’affiche pas de signe de ralentissement, indique M. Soper. Cela dit, malgré la solidité du marché du Grand Montréal au cours des trois dernières années, les prix dans la région correspondent au tiers de ceux du Grand Vancouver et à la moitié de ceux de la région du Grand Toronto. Avec la croissance actuelle du prix des maisons, il prendrait 13 et 19 ans pour que Montréal rattrape Toronto et Vancouver, respectivement. »

En Colombie-Britannique, l’intervention gouvernementale continue d’exercer une pression sur le marché de l’immobilier, et ce, malgré la force des facteurs économiques fondamentaux. Les prix des propriétés de la région du Grand Vancouver ont diminué pour le deuxième trimestre consécutif sur une base comparative à l’année précédente, alors que le prix de l’agrégat a chuté de 4,1 % au second trimestre pour se fixer à 1 208 674 $. La correction, qui a commencé dans la Ville de Vancouver, s’est étendue aux régions environnantes : les prix à Burnaby, Langley et Richmond ont eux aussi connu des baisses respectives de 7,3 %, 4,4 % et 4,1 %.

« Le ralentissement qui avait tout d’abord débuté dans les zones les plus chères du lower mainland’s de la Colombie-Britannique, de Vancouver et de la Rive-Nord, s’est déplacé dans les banlieues accessibles, tandis que le déclin de l’immobilier déclenché par certaines politiques publiques dure depuis bientôt trois ans, note M. Soper. Les tendances de prix des maisons sont à la remorque des variations dans les niveaux de ventes. Possédant l’une des économies les plus fortes du pays, nous nous serions attendus à ce qu’un rééquilibrage des volumes de ventes commence à l’automne, suivie d’une reprise progressive des prix. D’autres régions exurbaines comme Kelowna et Victoria semblent s’en sortir relativement bien pour le moment. »

Les ventes demeurant toujours bien en deçà de la moyenne des dix dernières années et les nouvelles inscriptions se multipliant, les propriétés situées dans certains des marchés les plus onéreux de la région, comme West Vancouver, North Vancouver et la Ville de Vancouver, ont aussi été grandement touchées, affichant des baisses de 7,6 %, 4,2 % et 4,7 % respectivement.

Avec un taux de chômage de 6,6 % au mois de juin et les insolvabilités personnelles en hausse, l’économie de l’Alberta continue de tirer de l’arrière, bien qu’une remontée du marché de l’emploi soit prévue en 2020. Le prix de l’agrégat des propriétés à Calgary, Edmonton et Fort McMurray a chuté de 5,0 %, 0,9 % et 0,1 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 460 089 $, 371 106 $ et 567 312 $ respectivement. Les prix demeurent relativement stables sur une base trimestrielle et il est possible que l’approbation de l’extension du pipeline Trans Mountain donne un peu d’élan à la confiance des consommateurs.

À l’extérieur de Terre-Neuve, le Canada atlantique profite d’une hausse de l’immigration ainsi que de la relative faiblesse économique de l’Alberta. Le prix de l’agrégat d’une maison à Charlottetown a augmenté de 3 % pour se chiffrer à 295 699 $ lors du deuxième trimestre 2019. À Halifax, la demande immobilière continue d’être forte, les prix étant à la hausse pour tous les types de propriétés. Le prix de l’agrégat d’une maison y a augmenté de 3,4 % pour se chiffrer à 328 023 $. Le tableau est plutôt mixte au Nouveau-Brunswick, où les prix de l’agrégat de Fredericton et Saint John ont connu une hausse de 2,5 et 2,3 % respectivement, tandis que Moncton tirait de l’arrière avec une baisse du prix de l’agrégat des propriétés de 0,7 %.

Synthèse nationale des prix des maisons du deuxième trimestre 2019 (.PDF)

Prévisions2019 du prix des maisons de Royal LePage (.PDF)

 

À propos de l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage

L’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage présente des renseignements sur les trois types d’habitation les plus courants au Canada, dans 63 des plus grands marchés immobiliers au pays. La valeur des maisons présentées dans l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage est fondée sur la Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage, un document produit chaque trimestre à l’aide des données de l’entreprise, en plus des données analytiques de sa société sœur, RPS Solutions pour propriétés résidentielles, la source de confiance pour les renseignements et les analyses sur le secteur immobilier résidentiel au Canada. Les commentaires sur l’immobilier et les prévisions quant aux valeurs sont fournis par des spécialistes en immobilier résidentiel de Royal LePage à partir de leurs opinions et de leur connaissance du marché.

À propos de Royal LePage

Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de plus de 18 000 professionnels de l’immobilier répartis dans plus de 600 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage, qui vient en aide aux centres d’hébergement pour femmes et enfants et appuie les programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Brookfield Real Estate Services inc., entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole « TSX : BRE ».

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez : www.royallepage.ca.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec :

Chloé Lebouc
Kaiser Lachance Communications
514 662-3547
chloe.lebouc@kaiserlachance.com

 


[1]Les prix de l’agrégat sont calculés à l’aide d’une moyenne pondérée des valeurs médianes de tous les types d’habitation analysés. Les données sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles.

[2]Association canadienne de l’immeuble,  Les ventes résidentielles augmentent de nouveau en mai 2019, 14 juin 2019