Button CopyPathCircle CloseCircle Left ArrowArrow Down Icon GreyClosecirclecircleBurger

Le prix des résidences canadiennes connaît un gain solide au quatrième trimestre, au moment où le marché de l’immobilier se remet de la correction la plus importante des dix dernières années

  • Le prix des propriétés a augmenté de 4 pour cent à l’échelle nationale au cours du quatrième trimestre de 2018 en comparaison à la même période en 2017
  • Menées par Windsor, Kingston et Moncton, les villes secondaires surpassent certaines grandes villes
  • La région du Grand Montréal continue de surpasser la région du Grand Toronto et le Grand Vancouver pour l’appréciation des prix
  • La reprise du marché de Toronto est engendrée par des gains importants sur le marché des appartements en copropriété

TORONTO, le 11 janvier 2019 — Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage[1] publiée aujourd’hui, le prix des maisons a connu de solides gains dans plusieurs régions canadiennes au quatrième trimestre de 2018, comparativement au même trimestre de 2017, poursuivant la reprise de la correction la plus importante que le marché immobilier ait connu depuis la crise financière. Une fois de plus, parmi les trois plus grandes régions métropolitaines canadiennes à l’étude, c’est la région du Grand Montréal qui affiche la plus importante augmentation du taux d’appréciation des prix des maisons d’une année à l’autre.

La Synthèse nationale du prix des maisons de Royal LePage[2], qui s’appuie sur les données concernant l’indice de prix des propriétés dans 63 des plus grands marchés immobiliers du pays, a montré que le prix d’une maison au Canada a augmenté de 4,0 pour cent, comparativement au même trimestre de 2017, pour atteindre 631 223 $ au quatrième trimestre de 2018. En examinant le marché par type de propriété, on constate que le prix médian d’une maison à deux étages a augmenté de 3,9 pour cent d’une année à l’autre pour grimper à 745 007 $, tandis que le prix médian d’une maison de plain-pied a connu une hausse de 1,5 pour cent pour se chiffrer à 516 950 $. Les appartements en copropriété ont continué d’afficher le taux d’augmentation le plus élevé par rapport au segment du marché des maisons détachées, avec une hausse de 7,2 pour cent comparativement au même trimestre en 2017 pour atteindre 447 915 $.

Royal LePage a prévu une augmentation modeste du prix des maisons en 2019 dans le cadre de ses plus récentes prévisions, avec une hausse de 1,2 pour cent du prix de l’agrégat des propriétés au Canada au cours de l’année prochaine.

« La main invisible qui guide notre économie complexe a en quelque sorte remis le compteur immobilier à zéro en 2018 et c’est une bonne chose », a résumé Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « L’inflation importante des prix de l’immobilier qui a marqué la majeure partie de la dernière décennie avait engendré une surchauffe dangereuse dans nos régions les plus peuplées. L’intervention réglementaire des gouvernements et les taux d’intérêt de nouveau à la hausse, lorsque combinés à la flambée des prix des maisons, ont déclenché le cycle correctionnel auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. »

Le 9 janvier, la Banque du Canada a décidé de maintenir sa cible du taux directeur et a réduit sa prévision pour la croissance annuelle du PIB de 2,1 pour cent à 1,7 pour cent.

« Alors que certains économistes ajustent leurs prévisions pour l’économie dans son ensemble, l’immobilier au Canada commence à émerger de la correction qui s’était amorcée un an auparavant. Le marché immobilier à l’échelle nationale est stable et devrait observer des gains modestes d’ici la fin de 2019 », a dit M. Soper.

L’économie se porte bien de façon générale, mais il existe toujours des poches d’incertitude. Les prix du pétrole continuellement faibles, provoqués par les goulots d’étranglement de l’accès au marché intérieur et les surplus d’approvisionnement mondial, ont durement touché l’Ouest canadien, tandis que les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis affectent particulièrement la confiance des consommateurs d’un bout à l’autre du continent.

« Les prix des maisons et les volumes de ventes de propriétés ont été faibles et plus lents l’année dernière; il faut s’attendre à des résultats légèrement supérieurs en 2019 », a dit M. Soper. « Cela dit, l’économie canadienne sous-jacente, et l’emploi plus particulièrement, continue d’impressionner. La création d’emplois dépasse les attentes haut la main. Le taux de chômage à 5,6 pour cent est à un seuil historique de 43 ans. »

« L’éclaircie dans ce nuage d’incertitude est l’occasion pour les jeunes familles de faire leur entrée sur le marché », a poursuivi M. Soper.

Le taux de chômage actuel se situe à la moitié de celui observé durant la crise financière. Il faut aussi souligner que les taux pour particuliers pour une hypothèque à taux fixe de cinq ans, le plus populaire au Canada, se situe à environ 3,5 pour cent en comparaison à environ 5,9 pour cent lors de la décennie précédente; une aubaine de 40 pour cent[3].

« Le marché de l’emploi est à la hausse, les taux sont bas, et les prix des maisons sont essentiellement à plat. 2019 s’annonce comme une année de rares opportunités », a-t-il conclu.

Des marchés locatifs saturés, des niveaux d’immigration records, et une vague de milléniaux qui cherchent à acheter leur première maison font pression sur l’offre limitée dans plusieurs régions métropolitaines du Canada.

« Malgré les corrections des prix observées cette année, il est important que les législateurs ne détournent pas leur attention de l’offre de logements. Ce serait une grave erreur », a-t-il ajouté. « Sur les marchés en repli, la construction de propriétés a tendance à ralentir, exaspérant nos problématiques de pénurie de maisons. C’est simplement une question d’offre et de demande; si nous ne construisons pas plus de logements, nous risquons de vivre une autre crise immobilière et un retour à une surchauffe des prix sur nos marchés immobiliers les plus importants. »

Au cours du quatrième trimestre, les acheteurs de l’Ontario n’ont pas cessé de regarder au-delà de la région du Grand Toronto à la recherche de propriétés abordables. Malgré un certain apaisement des prix dans la banlieue de Toronto, les acheteurs de la région continuent de s’aventurer dans d’autres villes du sud de l’Ontario là où les seuils des prix sont considérablement réduits.

De toutes les régions étudiées dans laSynthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage, ce sont celles de Kingston et de Windsor qui ont connu les plus hauts taux d’appréciation en Ontario, augmentant respectivement de 14,7 pour cent et de 13,8 pour cent comparativement au même trimestre en 2017. Entre-temps, des régions comme Ottawa, Kitchener–Waterloo–Cambridge, et London ont été les témoins de fortes hausses du prix de l’agrégat, soit 9,3 pour cent, 9,0 pour cent et 8,9 pour cent respectivement.

La région du Grand Toronto a été une terre de contrastes. La ville de Toronto a connu une solide remontée des prix au quatrième trimestre, tandis que les régions environnantes sont demeurées relativement faibles comparativement à la même période en 2017. Les prix à Toronto ont fait l’objet de hausses assez importantes, soit 8,8 pour cent, comparativement à des hausses de 3,4 pour cent dans la région du Grand Toronto plus généralement. Certaines des banlieues environnantes, qui ont fait l’expérience de hausses des prix rapides ces dernières années, ont poursuivi leur ralentissement donnant lieu à des déclins dans des régions telles que Markham, Pickering et Richmond Hill, où les baisses ont été de 7,1 pour cent, 5,6 pour cent et 4,9 pour cent, respectivement.

« La correction du marché dans les banlieues de Toronto fût plus importante qu’ailleurs au pays, puisque les prix au cours des dernières années s’étaient fortement accrus », a noté M. Soper. « Même si les prix dans le cœur de la ville se mettent à croître de nouveau, nous nous attendons à ce que les prix dans la région dont l’indicatif régional commence par 905 demeurent faibles, offrant aux nouvelles familles une chance inattendue d’entrer sur le marché, dans certaines des communautés les plus prisées du sud de l’Ontario. »

Au Québec, le marché immobilier de la région du Grand Montréal, alimenté par une demande forte et constante, des revenus des ménages solides et la croissance de la population, continue d’imposer le rythme parmi les métropoles les plus importantes du Canada. Malgré des bases économiques positives, la pénurie de travailleurs continue de refroidir l’appréciation des prix immobiliers dans la majorité des régions de la province à l’extérieur du Grand Montréal, alors que les petites entreprises ont de la difficulté à attirer des candidats dans leurs collectivités. De l’autre côté, la pénurie de main-d’œuvre tend à exercer une pression à la hausse sur les salaires, ce qui pourrait améliorer la question de l’accession à la propriété.

Au quatrième trimestre, le prix de l’agrégat d’une maison de la région du Grand Montréal a dépassé le seuil de 400 000 $, pour atteindre 407 230 $, soit une augmentation de 4,1 pour cent comparativement à la même période l’année précédente. Ce taux d’appréciation est supérieur à celui observé dans les régions du Grand Toronto et du Grand Vancouver, et supérieur à celui de la moyenne nationale. Au cours de la même période, le prix médian d’une maison à deux étages de la région du Grand Montréal s’est accru de 3,5 pour cent par rapport à la même période l’année précédente, après avoir dépassé le seuil du demi-million de dollars pour la première fois au troisième trimestre, se chiffrant à 517 190 $. La performance du marché des appartements en copropriété dans la région demeure solide ce trimestre en comparaison avec la même période l’année dernière, avec une hausse de 4,9 pour cent pour se chiffrer à 328 254 $.

La Colombie-Britannique a surpassé tout le monde sur le plan économique ces dernières années, mais les économistes commencent à prévoir un affaiblissement de la croissance en raison du ralentissement du marché du logement. L’inabordabilité relative des principaux marchés, conjuguée à la mise en œuvre de la simulation de crise du financement hypothécaire et les politiques fiscales provinciales ont tempéré la hausse des prix dans la province. L’appréciation du prix des propriétés dans le Grand Vancouver s’est accrue à un rythme modéré, soit 2,2 pour cent au quatrième trimestre par rapport au même trimestre de 2017, pour atteindre un prix de l’agrégat s’élevant à 1 275 965 $. Les banlieues plus abordables comme Langley, Surrey et Coquitlam, qui avaient connu une hausse des prix à deux chiffres lors des trimestres précédents, voient maintenant le rythme se modérer, avec des taux respectifs de 2,4 pour cent, 2,3 pour cent et 0,4 pour cent.

Malgré la faiblesse des prix du pétrole et l’incertitude qui règne dans le secteur énergétique, l’ensemble des villes étudiées en Alberta ont affiché des hausses de prix d’une année à l’autre, à l’exception de Fort McMurray, qui a connu une baisse de 9,4 pour cent. Le prix de l’agrégat des maisons à Calgary et Edmonton a augmenté de 1,3 pour cent et de 1,6 pour cent respectivement, pour atteindre 484 462 $ et 385 550 $.

Le marché du logement de la Saskatchewan a été négativement touché par la faiblesse du secteur des ressources naturelles au quatrième trimestre. Le prix de l’agrégat des propriétés à Regina s’est accru de 0,1 pour cent comparativement au même trimestre en 2017, tandis que celui de Saskatoon a baissé de 1,7 pour cent d’une année à l’autre. Ces fluctuations représentent une baisse de 1,9 et de 0,5 pour cent, respectivement, d’un trimestre à l’autre.

Le Canada atlantique est demeuré solide, affichant au quatrième trimestre des hausses parmi les plus importantes du pays. Moncton et Charlottetown ont affiché les plus hauts taux de croissance de la région, enregistrant une augmentation de 12,6 pour cent, 7,1 pour cent, respectivement, comparativement au même trimestre en 2017. St. John’s a été particulièrement faible puisque les prix ont chuté de 2,6 pour cent en un an.

Apprenez-en davantage sur les tendances régionales ici.

Agrégat des régions et Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage* (.PDF)

 

À propos de l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage

L’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage présente des renseignements sur les trois types d’habitation les plus courants au Canada, dans 63 des plus grands marchés immobiliers au pays. La valeur des maisons présentées dans l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage est fondée sur la Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage, un document produit chaque trimestre à l’aide des données de l’entreprise, en plus des données analytiques de sa société sœur, RPS Solutions pour propriétés résidentielles, la source de confiance pour les renseignements et les analyses sur le secteur immobilier résidentiel au Canada. Les commentaires sur l’immobilier et les prévisions quant aux valeurs sont fournis par des spécialistes en immobilier résidentiel de Royal LePage à partir de leurs opinions et de leur connaissance du marché.

 

À propos de Royal LePage

Au service des Canadiens depuis 1913, Royal LePage est le premier fournisseur au pays de services aux agences immobilières, grâce à son réseau de plus de 18 000 professionnels de l’immobilier répartis dans plus de 600 bureaux partout au Canada. Royal LePage est la seule entreprise immobilière au Canada à posséder son propre organisme de bienfaisance, la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage, qui vient en aide aux centres d’hébergement pour femmes et enfants et appuie les programmes éducatifs visant à mettre fin à la violence familiale. Royal LePage est une société affiliée de Brookfield Real Estate Services inc., entreprise inscrite à la Bourse de Toronto sous le symbole « TSX : BRE ».

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez : www.royallepage.ca.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec :

Lambert Guilbault
Kaiser Lachance Communications
lambert.guilbault@kaiserlachance.com
514.677.5978


[1]Les prix de l’agrégat sont calculés à l’aide d’une moyenne pondérée des valeurs médianes de tous les types d’habitation analysés. Les données sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles.

[2] À compter du premier trimestre de 2018, sept marchés immobiliers ont été ajoutés à la Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage. Les nouvelles régions, situées en Ontario, en Alberta, au Québec et en Colombie-Britannique, représentent de plus petits marchés. En raison de la taille relative de ces nouveaux marchés, on s’attend à ce que la Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage laisse paraître une légère évolution d’à peine 0,15 pour cent.

[3] Canadian Association of Accredited Mortgage Professionals, https://www.ratehub.ca/5-year-fixed-mortgage-rate-history